Le projet CASTOR : des Couverts végétaux Au Service de la Transition agrOécologique et de la Réduction d’intrants. 

Le projet Castor c’est quoi ? Rencontre avec Florian Celette, responsable du programme à l’Isara. Le projet CASTOR vise à étudier comment les couverts végétaux peuvent être associés aux cultures céréalières pour réduire le besoin en intrants (engrais, pesticides notamment) et proposer des modèles agricoles plus durables.

 Pourquoi cette thématique de recherche ? Depuis plusieurs années, nous travaillons sur les légumineuses comme couverts végétaux ou « plantes de services » car elles sont très utilisées en agriculture pour leur qualité de protection et d’amélioration des sols, mais aussi d’engrais naturels.

Avec le projet CASTOR, nous souhaitons avoir une démarche participative et se baser sur des pratiques de terrain en étroite collaboration avec les agriculteurs et les autres acteurs du monde agricole. Comment sont utilisées ces plantes aujourd’hui ? Dans quel objectif ? Quelles sont les pratiques innovantes ? C’est à partir de cet état des lieux que nous allons construire nos travaux de recherche. Nous souhaitons nous entourer le plus possible de ces acteurs au plus près du terrain : agriculteurs, coopératives, conseillers…

Edouard Sory, doctorant à l’Isara travaille sur ce programme et je suis son directeur de thèse, accompagné de deux collègues chercheures de l’INRA.

Quels sont les enjeux de ce programme de recherche ? L’enjeu de ce programme de recherche est de comprendre le comportement de ces couverts végétaux en association avec des cultures céréalières (Blé, maïs, colza…). Les légumineuses, sont à la base des couverts que nous souhaitons étudier, notamment parce qu’elles sont largement utilisées en agriculture du fait de leur capacité à développer une symbiose avec certaines bactéries du sol, qui leur permet de capter l’azote de l’air. L’idée est donc de profiter de cette propriété mais aussi de mélanger ces légumineuses avec d’autres espèces, d’autres familles végétales qui pourront jouer d’autres rôles intéressants.

Quelles sont les différentes étapes du projet ? Edouard Sory a commencé la phase d’enquête et de prospection terrain. Nous sommes dans une démarche de « traque » à l’innovation. Nous rencontrons des conseillers et des agriculteurs un peu partout en France et nous travaillons avec eux sur 3 grandes questions : quels sont les couverts végétaux utilisés ? Avec quelle grande culture sont-ils associés et comment sont conduites ces associations ? Et qu’en attendent-ils en tant que plante de service ?

Une fois cette inventaire réalisé, nous travaillerons sur les solutions à mettre en œuvre avec les agriculteurs volontaires. Puis, grâce à des essais vitrines sur des parcelles d’expérimentation, nous étudierons les prototypes d’associations susceptibles de répondre aux enjeux agricoles actuels et du futur.

Nous collaborons étroitement avec les laboratoires de l’INRA et nous souhaitons principalement expérimenter les cultures du grand quart Sud-Est.    

Pourquoi Terra Isara finance ce programme ?

Tout d’abord cela s’inscrit dans la continuité des recherches et actions de Terra Isara pour de nouvelles méthodes concrètes de diminution des intrants en cultures agricoles (herbicides, engrais azotés,….).

Ce programme répond aux enjeux actuels de l’agriculture et tente d’apporter des réponses agro écologiques. De plus, la démarche participative, intégrant tous les acteurs, notamment les agriculteurs, correspond au souci de Terra Isara de voir des recherches au plus près des attentes du terrain. Tout cela est cohérent par rapport à notre engagement.