Ce projet repose sur deux problématiques, la question de l’emballage biodégradable, avec l’utilisation des bio polymères en remplacement du plastique, puis la partie conservateur naturel des aliments. 

Les équipes de recherche souhaitent développer des emballages biodégradables participant à une meilleure préservation de notre environnement. Le plastique pose de vraies questions sociétales, déversé en masse dans nos océans, il pollue et tue la faune maritime.

L’objectif est de développer des films d’emballages antimicrobiens biodégradables à base de nanocapsules pour la maîtrise des contaminations des aliments et l’allongement de leur durée de conservation.

Nous proposons une technique de conservation des aliments à base de composés naturels, des huiles essentielles en opposition aux conservateurs chimiques dont les consommateurs se méfient de plus en plus car ils font également plus attention à l’effet des aliments sur leur santé.

La nanocapsulation…

Les huiles essentielles sont peu solubles dans l’eau, très volatiles, elles s’oxydent très vite. Elles ont également un gout prononcé et sont très difficiles à disperser. Nous proposons de les encapsuler dans une membrane protectrice, qui permet de préserver leurs activités antimicrobiennes. Grâce à ce process, nous protégeons les huiles, masquons les odeurs et améliorons leur solubilité dans l’eau. Nous contrôlons ainsi leur relargage vers la cible quand nous le voulons.

 

Pourquoi cibler les nanocapsules ?

Leur taille  (<100 nm) est inférieure à la taille des microorganismes. Elles peuvent entrer dans le cytoplasme et seront ainsi plus efficaces et n’affecteront pas la qualité organoleptique des aliments.

Biopréservation et films actifs 

Ces nanocapsules seront incorporées dans des films biodégradables et leur relargage vers les aliments sera contrôlé pour maitriser la croissance des flores pathogènes, tout en préservant les qualités organoleptiques de ces aliments.

Dans le cadre de ce projet Fatemeh BAGHI réalise une thèse de recherche financée par Terra Isara et encadrée par Sami GHNIMI, enseignant chercheur à l’Isara.

La finalité de la thèse est la validation des conditions de production des nanocapsules d’agents antimicrobiens et leur interaction avec les films de biopolymères.

 

 

Ce projet devrait permettre de développer des solutions innovantes et durables avec une ouverture thématique porteuse vers les conservateurs alimentaires naturels et les emballages biodégradables.

Les résultats de ces travaux devraient être aisément transférables aux structures professionnelles dans un objectif de valorisation des biopolymères naturels et de réduction de l’utilisation des emballages plastiques.

Un financement Terra Isara

Ce projet est entièrement financé par Terra Isara. Un vrai plus car cela permettra d’être en lien avec le cercle d’entrepreneurs de Terra Isara. Notre infrastructure de recherche se compose de 3 enseignants chercheurs : E. Dumas, spécialiste en microbiologie, A. Gharsallaoui, spécialisée en Physico-chimie et moi-même, spécialisé en Génie des procédés. Nous sommes très complémentaires et très motivés par ce projet.